La 22ème édition du Tempo Documentary Festival se tiendra en ligne du 8 au 14 mars prochain sur un thème bien d´actualité : « Tempo moves home » ! Grand festival documentaire, le Tempo Documentary Festival propose une programmation éclectique composée d´œuvres filmiques, sonores et photographiques. Le festival distribue plusieurs prix, dont le Tempo Documentary Award et le Stefan Jarl International Documentary Award, qui récompense chaque année un documentaire international.

Cette année, le documentaire Les Blanches Terres (titre international : Forgotten Lands) de la réalisatrice Amélie Cabocel y sera présenté dans la section « Top Docs », le lundi 8 mars à 18 heures. Le film sera ensuite disponible sur la plateforme de streaming du festival durant 48 heures. Ce documentaire plonge dans la vie de Michelle – la grand-mère de la réalisatrice, vivant aux Blanches Terres, lieu-dit de Lorraine. Le film appréhende avec délicatesse les questionnements liés à l´isolement, au temps qui passe, à la photographie comme manière de laisser une trace de soi dans un univers solitaire. Une exposition a par ailleurs été réalisée en début d´année 2020 à la galerie Simultania à Strasbourg, autour de ce lieu nommé Blanches Terres et de la vie qu´y mènent ses habitants. Découvrez exposition ici.

Amélie Cabocel, réalisatrice du film, est titulaire d´un master d´Anthropologie sociale de l´École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), ainsi que d´un master Photographie et Art contemporain réalisé à l´Université Paris 8 – Diderot. Pour Les Blanches Terres, elle a notamment reçu l´aide de l´Eurométropole de Strasbourg, de la région Grand Est, ainsi que l´aide au développement et à la production du CNC. Le sujet abordé dans le film s´inscrit ainsi entièrement dans le thème présenté par le Tempo Documentary Festival, qui appréhende le motif de la maison sous différentes perspectives : la maison comme lieu réel ou imaginaire, le droit au logement, sans oublier cette réflexion sur la maison devenant de plus en plus, en temps de COVID-19, lieu de travail.

Pour la première fois, un court-métrage sera présenté lors de l´ouverture du festival. Il s´agit de Man Med Duvor réalisé par Lina Maria Mannheimer – film qui concoure également pour le Tempo Short Award. Il suit l´histoire d´un homme prenant soin de pigeons, animaux profondément dépréciés à Paris. En plein cœur de la ville, devant le Centre Pompidou, cet homme continue de nourrir des nuées de pigeons, malgré certaines désapprobations.

L´ensemble de la programmation du festival est dévoilée depuis le 10 février dernier. Pour réserver votre pass en ligne, rendez-vous sur le site du Tempo Film Festival. Le pass coûte 260 SEK et permet de visualiser un programme très diversifié durant cette belle semaine de documentaires.

Image extraite du film « Les Blanches Terres », 2019, production : Ana Films © Amélie Cabocel