L’Institut de la Corrosion, laboratoire de recherche et d’expertise en corrosion possède deux sites en France : son siège social à Brest et Saint-Etienne. L’Institut de la Corrosion s’est implanté à Brest en mars 2002 et emploie 44 personnes.

C’est, aujourd’hui, une filiale de RISE, Research Institutes of Sweden AB (Göteborg, Suède). RISE regroupe en Suède et en France plus de 100 ingénieurs et techniciens en corrosion, ce qui place RISE parmi les plus grands acteurs dans le domaine de la corrosion et de l’anticorrosion des matériaux. Présents dans de nombreuses commissions de normalisations, ses experts sont reconnus par les professionnels du domaine. Nous avons eu l’opportunité d’échanger avec son directeur Monsieur Dominique Thierry.

Quels sont les projets menés par l’Institut de la Corrosion ?

Comme son nom l’indique, l’Institut de la Corrosion travaille exclusivement dans le domaine de la corrosion et se situe sur deux sites, Brest et Saint-Etienne, selon les activités à mener.

A Brest, nous sommes actifs dans le domaine du transport, c’est-à-dire tout ce qui touche à la corrosion automobile, aéronautique et ferroviaire et dans la construction, le bâtiment. Nous travaillons aussi sur les énergies marines et sur la corrosion en eau de mer de façon globale.

A Saint-Etienne, nous avons une activité centrée sur deux axes principaux : l’exploitation pétrolière et gazière, et le stockage des déchets radioactifs.

50 % de notre activité repose sur la recherche appliquée et 50 % sur l’expertise incluant  conseils, analyse d’avaries et tests de corrosion pour divers clients à travers l’Europe ou le monde.

Vous êtes une filiale de l’Institut de recherche suédois, RISE. Comment se manifeste ce lien avec la Suède ?

Nous avons toujours été une filiale d’un institut de recherche suédois mais pas toujours de RISE. En effet, en 2002, nous étions une filiale de l’Institut de corrosion en Suède, qui a fusionné plusieurs fois avec d’autres instituts dont Swerea, qui en 2018 devient RISE. Nous avons donc été intégrés dans RISE. Nous faisons partie, aujourd’hui, d’un département Corrosion qui englobe nos collègues à Stockholm et à Borås, qui est l’ancien laboratoire national d’essai en Suède (SP).

Les échanges se font projet par projet sur des thématiques qui ont un intérêt pour les différents sites. On peut citer en exemple l’éolien offshore, sujet très développé à Brest, et pour lequel RISE a un grand intérêt, en général. Notre centre brestois développe une dimension supplémentaire dans le projet grâce à son expertise sur la corrosion en milieu marin. Il y a donc une complémentarité dans les projets, qui permet la collaboration.

Nos projets communs sont très souvent axés autour de l’énergie verte ou des problématiques environnementales, des sujets très importants pour la Suède.

Des échanges de chercheurs français ou suédois sont aussi organisés entre nos différents sites.

Qu’est ce qui explique la volonté initiale de l’Institut Suédois de la Corrosion de venir s’installer en France et plus particulièrement à Brest ?

L’Institut Suédois de la Corrosion avait pour clients d’importantes entreprises françaises, qui ont exprimé la volonté d’un rapprochement géographique. En effet, créé dans les années 60, l’Institut Suédois de la Corrosion avait une expertise qu’ils ne trouvaient pas dans l’hexagone. L’implantation en France lui permettait donc de développer son activité à l’international. Ensuite, nous voulions une implantation au bord de l’eau pour établir une station atmosphérique d’exposition aux embruns et développer la partie corrosion marine. Brest accueille 20 % de la recherche européenne sur la mer dont l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer, Ifremer, ce qui explique notre choix.

Image : RISE