L’Institut Français de Suède est très fier de soutenir pour une nouvelle édition le festival du film CinemAfrica qui contribue à offrir une image actuelle et juste de l’Afrique sur le territoire suédois. Active depuis 1998, l’association se consacre à la célébration des cultures africaines et de sa diaspora à travers le septième art, notamment grâce à la riche programmation de son festival annuel. Cette année, le festival sera exclusivement diffusé en ligne, du 1er au 14 octobre 2020.

Pour la directrice du festival, Dina Afkhampour, « si Black Lives Matter  est au-delà d’un mouvement, si il s’agit d’une affirmation de solidarité et d’amour entre personnes noires, alors les films noirs et africains sont les représentations visuelles de cet amour ». Plus que les autres années, cette édition du CinemAfrica Festival a donc pour ambition d’incarner les sens de communauté, soutien et force. Elle s’inscrit dans le thème de la résilience : chaque histoire noire et africaine choisie porte l’exigence de montrer ce qui doit être changé à une époque encore marquée par les violences racistes.

C’est pourquoi, une grande sélection de films documentaires est proposée lors de cette édition dans laquelle figurent quatre coproductions françaises :

  • I am (not) a monster de Nelly Ben Hayoun : Ce documentaire suit Ben Hayoun-Stépanian tandis qu’elle se lance dans une quête impossible pour trouver les origines de la connaissance, avec une caméra à l’épaule qui la suit partout dans le monde. Sa complice est Hannah Arendt, la théoricienne politique dont les idées sur la pluralité et l’autoritarisme sont aujourd’hui de plus en plus pertinentes. (langue : anglais)
  • Free Angela and all political prisoners de Shola Lynch : Ce documentaire raconte l’histoire d’une jeune professeure de philosophie, née en Alabama, issue d’une famille d’intellectuels afro-américains, politiquement engagée. Accusée en 1970 d’avoir organisé une tentative d’évasion et une prise d’otage qui se soldera par la mort d’un juge californien et de 4 détenus, Angela devient la femme la plus recherchée des Etats-Unis. Arrêtée, emprisonnée, jugée, condamnée à mort, elle sera libérée faute de preuve et sous la pression des comités de soutien internationaux dont le slogan est Free Angela ! (langue : anglais)
  • Fabulous d’Audrey Jean Baptiste : Après plus de dix ans d’absence, Lasseindra Ninja, icone internationale de la scène voguing et militante LGBTQ retourne en Guyane, son pays natal. À travers la danse mais aussi de nombreux portraits hauts en couleurs, Lasseindra redécouvre son pays et permet au spectateur de se questionner sur la notion de genre et d’identité. En creux, ce film offre un point de vue encore inédit sur la Guyane Française et nous rappelle combien le combat pour la liberté est encore loin d’être gagné. (langue : français)
  • The black man in the cosmos de Kitoko Diva : Sur une planète où les Noirs sont constamment menacés d’objectivation et de mort, le rêve d’entrer dans l’espace est un thème récurrent dans la culture noire. L’artiste Kitoko Diva laisse une mosaïque d’images médiatiques former une vision multiforme de l’afro-futurisme. (langue : français et anglais)

À cette sélection française s’ajoute quatre fictions :

  • You Will Die at 20 d’Amjad Abu Alala : Inspiré d’un roman de l’écrivain égyptien Hammour Ziada, You Will Die at 20 d’Amjad Abu Alala raconte l’histoire, dans un Soudan coloré, d’un enfant maudit par une prédiction. (langue : arabe)
  • Dhalinyaro de Lula Ali Ismail : Premier long-métrage djiboutien dans l’histoire de Djibouti, ce film suit le parcours de trois jeunes filles durant l’année du bac, et présente ce moment de bascule entre la fin de l’adolescence et l’entrée dans l’âge adulte, et ce dans le contexte spécifique djiboutien contemporain. (langue : français)
  • Bablinga de Fabien Dao : Depuis toujours, Moktar dit qu’une fois sa brasserie Bablinga fermée il retournera vivre au Burkina. Ce jour est arrivé, mais il hésite. C’est alors que des fantômes s’invitent pour célébrer une dernière soirée. (langue : dioula)
  • A Fool God d’Hiwot Admasu Getaneh : La mère de Mesi vient de mourir. Pour sa grand-mère, la petite fille est coupable : elle n’aurait pas dû accomplir un rituel réservé aux hommes. Mesi décide de réinterpréter un conte afin de prouver à sa grand-mère que quiconque la blâme alors qu’elle a voulu bien faire est un imbécile, Dieu y compris. (langue : amharique)

Réservez vos billets et découvrez la totalité du programme ici : https://cinemafrica.se